Rencontre avec TPM
Dossiers Zéro Déchet

Zéro Déchet Toulon rencontre TPM

Après avoir sollicité le service de gestion des déchets de TPM, ZDT- représenté par Ingrid – a participé à une réunion avec plusieurs acteurs de la collectivité le 3 février dernier. Étaient présents :

  • M. de SAINT SERNIN, adjoint au maire de TOULON chargé du développement durable.La directrice générale adjointe de TPM, chargée du développement durable et de la valorisation du territoire. -et son adjoint.
  • Le directeur de la gestion des déchets et du cadre de vie de TPM.
  • Le chargé de mission pilotage et coordination au sein de la division développement durable de TPM.
  • La chargée de communication au sein de la même division.
  • Le directeur de la division “Territoire et propreté” de la ville de Toulon.

Cette rencontre a été l’occasion de présenter le collectif aux nouvelles personnes jamais rencontrées et de proposer notre assistance pour les futures actions que les institutions pourraient programmer pour les mois à venir. Nous avons expliqué que nous étions un véritable réservoir d’idées sur la question de la réduction des déchets et du gaspillage. Concernant les actions de la métropole, la préoccupation actuelle des concernés consiste en la recherche d’un terrain sur TPM pour construire une usine destinée à remplacer le centre de tri (plastique et carton) de VEOLIA, actuellement à La Seyne-Sur-Mer. L’objectif est de se mettre en conformité avec la réglementation concernant l’extension des consignes de tri du plastique, soit la récupération de tous les plastiques d’ici 2022. La date étant maintenant proche, peu d’autres projets ne sont pour le moment envisagés.

Quelques évolutions à venir et à retenir :

  • le déplacement et la mise aux normes des déchetteries du PRADET et de LA SEYNE-SUR-MER auxquelles seront adossées des recycleries.
  • la volonté des élus de faire évoluer le tri lors du nettoyage des fins de marchés sur l’agglomération.
  • la volonté de poursuivre les actions de tri individuel des bio déchets avec le SITTOMAT à travers la reprise de l’opération poulaillers, la pérennisation des dons de lombricomposteurs et la poursuite de l’installation de composteurs en bas d’immeubles.

Par contre, les élus ne souhaitent pas pour l’instant faire évoluer la taxe d’ordures ménagères vers la tarification incitative craignant que le Conseil d’État ne retoque les communes qui l’ont entreprise au titre de la rupture d’ égalité entre l’ habitat individuel et collectif. Pas de défi “Famille zéro déchet” envisagé à moyen terme non plus, la préoccupation de l’extension des consignes de tri devant les occuper pour les deux années à venir.

Notre Analyse sur l’Extension des Consignes de Tri…

C’est en effet une mise en conformité nécessaire et l’aire toulonnaise est en retard par rapport à d’autres territoires. Attention toutefois à l’illusion du tri : il ne permettra pas le recyclage de tous les plastiques joints aux bouteilles et flacons car seuls 50% des plastiques peuvent réellement être recyclés. Pourquoi? La faute à la multiplicité des types de plastique, le peu de techniques et de filières.

Pour aller plus loin : “Recyclage : le grand enfumage” de Flore Berlingen.

Nous défendons les contenants réutilisables et la consigne pour éviter les déchets à la source et nous rappelons que le tri est utile…après avoir réduit au mieux ses déchets.

Notre Analyse sur l’Adossement d’une Recyclerie à deux déchetteries…

Créer ces espaces au plus près de la collecte pour « sauver » les objets réutilisables est une bonne nouvelle.

Nous encourageons son déploiement sur chaque commune.

Notre Analyse sur le Tri sur les marchés de l’agglomération

C’est une nécessité, il permet la continuité du geste de tri. Dans les villes, le tri dans l’espace public et le « hors foyer » permettent de capter plus de déchets recyclables, en particulier dans les zones où tous les immeubles ne sont pas équipés, ou à flux touristique important. C’est notre cas ici. Concernant les marchés alimentaires gérés par les collectivités, ils ne sont pas soumis aux obligations de tri cinq flux mais sont soumis en revanche à l’obligation de tri à la source des biodéchets applicables aux « gros producteurs » de plus de 10 tonnes de biodéchets (5 tonnes à compter de 2023).

Nous saluons cette volonté et encourageons à faire respecter l’interdiction de la distribution de sacs plastiques encore trop nombreux sur nos marchés. Et pour aller plus loin, regardons la démarche du marché de Garéoult, accompagné par Ecoscience Provence avec l’obtention du label « Marché engagé« .

Notre Analyse sur le Tri à la source des Biodéchets

Obligation d’ici fin 2023, comme prévu par l’article L. 541-21-1 du code de l’environnement issu de la loi AGEC, le droit français allant plus loin sur ce point que le droit de l’Union européenne qui donne comme échéance 2025. Ces déchets organiques représentent en moyenne 30% de nos poubelles et méritent un retour au sol. Certaines collectivités ont déjà mis en place une collecte séparée sur leur territoire.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de Zero Waste France.

La loi ne prévoit pas les modalités de généralisation de ce tri à la source des biodéchets, qui ont vocation à être déterminées par décret (pas encore paru) – le choix sera vraisemblablement laissé aux collectivités de mettre en place une collecte séparée en porte à porte et/ou des points d’apport volontaire et/ou une distribution de solutions de compostage individuelles.

Nous saluons la volonté de poursuivre les actions de tri individuel et collectif des bio déchets mais il faut aller plus loin !

Notre Analyse sur la Tarification Incitative

La plupart des collectivités dites « performantes » sont celles qui, entre autres actions, ont mis en place une tarification incitative des déchets. Elle consiste à asseoir une partie de la facture des usagers sur la quantité de déchets produite, le poids et/ ou le volume. Selon les retours d’expérience, elle produit des effets notables en trois à quatre ans, et une diminution de 20% à 70% des ordures résiduelles est observée. Les entreprises sont également concernées par les dispositifs de redevance spéciale, qui permettent de les responsabiliser et d’optimiser le tri pour les déchets d’activité économique.

Il n’y a aucun risque de se faire retoquer par le Conseil d’État, comme le montrent les autres communes qui l’ont déjà mise en place. Dans un contexte urbain, l’agglomération de Besançon a mis en place une redevance d’enlèvement incitative. La Communauté de communes de Calvi-Balagne (Corse) a quant à elle instauré une redevance spéciale pour les commerçants, favorisant un tri des déchets bien plus systématique.

Notre Analyse sur la Sensibilisation des Citoyens

Les collectivités ont un rôle à jouer dans l’accompagnement des habitants et des acteurs économiques vers la réduction de leurs déchets (et oui, on évoque souvent les déchets ménagers mais il y aussi les déchets d’activité économique !).

Nous encourageons les élus à déployer des dispositifs d’accompagnement et de sensibilisation, testés et approuvés ailleurs : ateliers, formations, organisation d’événements éco responsables, comme sur la métropole de Grenoble ou comme le défi zéro déchet de la ville de Roubaix.

Télécharger le dossier en PDF.

Suite à notre rencontre avec TPM le 3 février dernier, voici le compte-rendu de l’échange ainsi que notre analyse sur les différents points évoqués. Merci à Alice ELFASSI, Responsable des affaires juridiques de Zero Waste France pour sa contribution. Nous restons attentifs et mobilisés auprès des collectivités pour relayer les formations sur le Zéro Déchet Zéro Gaspillage organisées par Zero Waste France et échanger sur des actions concrètes.

Emeline, Françoise, Ingrid, Philippe et Viola.

En transition Zéro Déchet depuis 2017, je partage mes retours d'expériences et astuces pour réduire mes déchets au quotidien. Webmaster & Infographiste pour ZDT.

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